UNE SITUATION 

Carte du quartier F

Dans le quartier on a commencé à parler de la "crise des réfugiés" quand les campements se sont installés sous le métro aérien à Jaurès/Stalingrad, cet automne.

Avant à Jaurès, on voyait des SDF isolés, mais là il y avait des milliers de gens. Jusqu'à 5000 femmes, hommes et enfants qui dormaient sous la pluie, dans le froid. 

Certaines personnes leur venaient en aide, apportant nourriture, vêtements, matelas. Les associations se sont mobilisées. 

 

Les migrants ont été évacués plusieurs fois par la police, mais à chaque fois ils revenaient. C'est parce qu'ils n'avaient nulle part d'autre où aller. 

Et puis un jour ils ont été vraiment évacués pour être relogés. 

DROIT HUMANITAIRE

1949

Protéger

les naufragés

La convention de Genève (1951), comme la constitution française, protège les humains contraints de quitter leur pays de résidence, en raison de dangers pour leur vie ou leur intégrité physique et mentale.

Cette protection, le droit de résider en sécurité sur une terre d'accueil, de travailler et un ensemble d'autres droits (et devoirs) des réfugiés relèvent du droit humanitaire international, qui s'impose à tous les états du monde. 

 

LE PROJET

Pendant 1 semaine de stage, 8 collégiens

résidents du quartier Flandre (Paris 19) ont réalisé et produit un court métrage pédagogique et le présent blog, sur la question des réfugiés et migrants.

Ils ont travaillé en collaboration avec l'association United Migrants dont ils présentent le travail. 

QuELQUES INFOS

Le nombre de personnes déracinées a explosé dans le monde en 10 ans. De 20 millions en 2005 à 65 millions aujourd'hui, selon les estimations du UNHCR.

 

Cette hausse est principalement causée par les guerres qui se multiplient, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. Les gens fuient les exactions et la mort plus ou moins certaine ou d'immenses dangers. Le voyage des exilés est de plus en plus dangereux, ils périssent par milliers en Méditerranée ou ailleurs sur le chemin d'une vie meilleure. 

Seuls 6% des déplacés du monde rejoignent l'Europe, soit 4 millions de personnes. Parmi lesquels 500.000 se trouveraient en France, 800.000 à 1 million en Allemagne, et 200.000 en Angleterre. 

En France, les places en centres d'hébergement sont passées de 5000 à 35.000 entre 2005 et 2017, auxquelles s'ajoutent 15.000 places dans des centres d'urgence. Pendant cette période les demandeurs d'asile sont passés de 30.000 à 85.000 (ou plus).  

Les exilés qui trouvent refuge en France sont principalement originaires d'Afghanistan, du Soudan, de Syrie, et d'autres pays africains.

 

La grande majorité des "migrants" qui se trouvent sur le sol français ne veulent pas y rester. Beaucoup ont pour destination l'Allemagne et l'Angleterre.