clichés de sportives

Clichés Urbains et ses jeunes apprenti.e.s photographes ont imaginé une campagne pour mettre la lumière sur les sportives et plonger dans l’obscurité les stéréotypes. Rien de tel que l’image pour illustrer l’évidence : il n’y a pas d’organe constitutif de la personnalité, mais à choisir les attributs qui définissent le mieux les individus, la tête et le coeur importent d’avantage que la pomme d’Adam ou la largeur du bassin.

L’exposition a donc pour vocation de témoigner que les femmes sont aussi bien à leur place sur le terrain que dans la salle de bain, aussi agiles dans la passe décisive qu’à repasser une chemise, et aussi légitimes que les hommes à s’occuper de leurs enfants tout en continuant la compétition. Les représentantes de feu le « sexe-faible » sont enfin au moins aussi capables que les hommes, d’attaquer ou se défendre, sans rien perdre de leur féminité, sans renoncer non plus au besoin humain et non sexué, d’être aidées, épaulées et soutenues.

LES PORTRAITS

Boxe

 AYA CISSOKO 

 Triple championne du monde de boxe 

 Paris, 42 ans 

Originaire d’un quartier populaire de Paris, et confrontée très jeune à l’adversité, Aya s’est toujours montrée combative. Elle a remporté les championnats du monde à trois reprises, en boxes française et anglaise. Après avoir raccroché les gants, elle a intégré Sciences Pô Paris.

Écrivaine, comédienne, actrice, scénariste, et militante en faveur de l’égalité sociale, Aya se consacre désormais à combattre, par les mots, les inégalités et les injustices, sur tous les supports à sa disposition.

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« Faire du sport à haut niveau et suivre des études en même temps c’est très compliqué. Au début j’avais décidé de faire un cursus court [ ... ] Mais à côté de ça tout était très clair dans ma tête, c’est à dire qu’à la fin de ma carrière sportive je savais que j’allais reprendre mes études donc c’était juste mettre en stand-by une envie pour en satisfaire une autre. »

Carrière

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« Je n’ai pas à répondre à des représentations, des stéréotypes, c’est mon bien-être que je recherche en priorité. Le sport c’est aussi une rencontre intime avec soi-même où l’on apprend à apprivoiser sa tête, son corps, à être endurante, ça nous donne des outils pour affronter la vie.  Il faut être capable de dire « je ». Je veux, donc je fais. 
C’est important de construire pour soi, d’être égoïste. Quand on va bien on est mieux avec les autres donc finalement tout le monde est gagnant. »

Conseils

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 AFIFA MAGRAM 

 Ex-Footballeuse professionnelle 

 Dubaï, 35 ans 

D’origine Yéménite, Afifa a grandi à Dubaï. Elle a toujours aimé le football, qu’elle a commencé à pratiquer dans la rue avec... les garçons de son quartier. Ses parents l’ont encouragée, malgré le regard critique d’une société très conservatrice.

 

Partie étudier en Inde, Afifa a intégré l’équipe de l’université de New Delhi, avant de devenir capitaine de son équipe au sein de la ligue de football féminin de Dubaï. 

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« Je pense que toutes les femmes doivent continuer à jouer, elles devraient toujours trouver des moyens de pratiquer leur sport et surmonter tous les obstacles, ne pas laisser les obstacles être des excuses. »

Conseils

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« Il y a plus de clubs, d’argent et d’opportunités pour les hommes que pour les femmes, c’est comme dans tous les autres sports. Le football féminin pourrait être bien mieux valorisé... »

Égalité des chances

Rugby

 MABA SOUKOUNA 

 Rugbywoman 

 Bobigny, 20 ans 

Originaire de la Courneuve Maba joue au Rugby depuis la 6e. Après une qualification en championnat de France inter-collèges, elle intègre le club de Bobigny dans lequel elle joue toujours à un niveau national, malgré une année d’arrêt en raison d’une blessure du genou.

Maba fait aussi partie du projet  Essais du bout du monde que conduit le Rugbyclub de Pantin en partenariat avec un club brésilien. L’occasion pour les jeunes rugbywomen des deux continents de faire une tournée commune dans le sud de la France à l’été 2019.

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« Le foot féminin est plus connu que le rugby féminin, ça avance doucement mais ça avance quand même. Mon club a une très belle histoire. [ ... ] on voit bien que le niveau augmente grâce aux filles, elles ne font que des bons résultats et l’ambiance du club est magnifique grâce à elles. On met un peu plus les filles en avant et je pense que dans tous les clubs, ça se passe un peu comme ça. »

Égalité des chances

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« Jusqu’à maintenant on ne peut pas en vivre, on est obligées de travailler à côté, même si tu es en équipe de France. Moi je suis en service civique et j’entraîne plusieurs catégories d’enfants. En ce moment c’est mon travail mais sinon d’habitude, les éducateurs, on fait ça bénévolement. »

Carrière

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 ANOUK BRUN 

 Basketteuse 

 Paris, 13 ans 

Anouk habite dans le 19e arrondissement. Elle pratique le basket depuis le CE1, et joue en club depuis le CM1. Avant elle jouait dans un club mixte.

 

Maintenant elle joue dans un club de filles du 18e arrondissement. Elle est meneuse : 
«  celle qui organise le jeu, qui distribue la balle, qui trouve les solutions pour marquer les paniers, et qui joue les un contre un ».

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« Moi je dirais qu’il ne faut écouter que soi même, on est tous passés par le stade de débutant où tu es ridicule. Même ceux qui vont te critiquer ils sont passés par là donc ils ne peuvent pas te dire que tu n’y arriveras pas, il faut juste pas les écouter. »

Conseils

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« Dans les clubs ou il y a des filles et des  garçons, ils favorisent les garçons. [ ... ] La NBA tout le monde connaît, même ceux qui font pas de sport, mais la Woman NBA, ça, personne ne connaît. Même moi j’ai découvert ça l’année dernière. »

Égalité des chances

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 RAMA N’DONGO 

 Basketteuse 

 Paris, 17 ans 

Rama joue en club à haut niveau (Région Elite) vient d'obtenir son bac. Elle consacre son temps libre à danser et pratiquer le basket avec ses copains.

 

Issus de divers arrondissements parisiens, les jeunes ont monté le groupe de danse Rewal et l’association de basket Crossover avec lesquels ils s’entraînent. Ils organisent des spectacles, des matchs et des évènements, mixtes et inter-quartiers. 

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« Quand on joue ensemble, les filles et les garçons, c’est là qu’on est tous égaux. Le sport féminin n’est pas assez valorisé, les hommes, par exemple, sont payés plus que les femmes [ ... ] et si tu zappes sur ta télé et que tu tombes sur un match de basket, tu verras jamais un match de filles, pratiquement. »

Égalité des chances

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« C’est voir mon grand frère jouer qui m’a donné envie. Je voulais faire comme lui, j’allais à tous ses entraînements. Mes proches m’ont encouragée parce qu’ils trouvaient que c’était une bonne chose. »

Famille

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 CHLOÉ MACHENAUD 

 Professeure de Yoga 

 Paris, 34 ans 

 

Chloé a d’abord étudié et travaillé dans la production audiovisuelle avant de décider de changer de mode de vie. Elle a fait une formation de deux ans en Inde pour devenir professeure de Yoga.

Passionnée par la pratique elle s’intéresse particulièrement à sa dimension méditative et au recentrage et l’équilibre qu’elle procure. À son avis le Yoga peut être pratiqué par tous. Tout le monde devrait s’y essayer car il fait du bien, il rend meilleur. 

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« Je conseille à tout le monde d’essayer le Yoga, au moins une fois, pour se rendre compte que ça peut faire du bien. »

Conseils

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